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profitez-en pour...partager par plaisir !

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le prodigieux et créatif ed fella

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ed fella est un typographe, artiste et graphiste bien particulier. je lui envie cette si belle et si grande liberté créative. ses jeux de lettres sont tous plus complexes et heureux les uns que les autres.
je suis allée dernièrement sur son site pour en admirer la partie collage qui m'était inconnue.

fella est un américain de 68 ans. il a créé des fontes pour emigre, a fait des flyers comme graphiste, fait de la photo et des collages. il expérimente sur toutes sortes de projets, c'est ce qui rend riche la «production».
visitez son site ! bien que les dernières sections ne soient pas complétées, les premières, comme drawing, collages, etc. sont bien remplies. il y a de quoi à voir, à admirer et de quoi s'inspirer.
courte bio ici

manufactured landscapes, prise deux

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je suis allée voir hier «manufactured landscapes». je suggérais (dimanche dernier) d'y aller pour voir le travail en chine d'edward burtynsky, photographe.
je change d'avis. je dirais plutôt : COURREZ-Y !!!
il faut absolument voir ce film beaucoup plus large que le voyage de burtynsky.

la cinéaste jennifer baichwal nous présente, avec la recherche de prise de vue en histoire de fond, une chine méconnaissable. j'avais lu là-dessus, j'ai vu des reportages de 3 minutes à la télé comme tout le monde, mais là...

le film nous présente en long travelling ce que veut dire «made in china» et la force plus tout à fait tranquille de cette puissance mondiale. quelques commentaires du photographe tout au long du film nous donnent le recul nécessaire pour mieux saisir ce qui s'y passe et l'impact de cette «nouvelle» chine dans nos vies. on ne mesure absolument pas à quel point nous devenons dépendant de la chine et à quel point ce pays est en pleine «révolution» économique.

une magnifique démonstration du prix à payer de toute la population chinoise pour répondre à notre demande de produits à consommer.

une image vaut mille mots, dans ce cas-ci, ça dure 80 minutes.

manufactured landscapes, film à voir

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quand un photographe fait de ses photos un véhicule de contestation et de dénonciation, ça ne peut pas être inintéressant.

edward burtynsky fait des photos absolument magnifiques. elles sont terriblement belles. terriblement parce qu'il s'agit de dépotoir de pneus (ou autres), de déchets toxiques qui s'installent sans surveillance dans la nature, et dernièrement de ses chaînes humaines et de montage en chine dont il sort un esthétisme qui rend mal à l'aise (qui achète tous ses produits ?).

il s'agit d'un film de Jennifer Baichwal sur le dernier «shooting» en chine du photographe. ça ne restera sans doute pas très longtemps sur grand écran, à voir cette semaine !

voir aussi le «trailer» sur le site du photographe.

expo du samedi

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un ami voulait partager avec moi la visite d'une expo des dessins (1976-2006) de louise robert à la galerie simon blais,
comme je préfère (de loin) les oeuvres sur papier, j'avais bien hâte de voir.

quelle belle surprise ! du geste plein d'énergie, de la couleur, de la typo et une magnifique sensibilité.

sur le site de simon blais, des photos du lieu d'exposition qui ne nous permettent malheureusement pas d'apprécier les oeuvres.
vous pouvez avoir une idée du style sur cet autre site bien qu'il ne s'agisse pas des dessins de l'expo.

faites-vite, c'est jusqu'au 23.

voyage de graphistes

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la personne que l'on est, teinte forcément la façon dont nous voyageons.
graphiste, il est certain que je remarque la typo partout, que je passe un temps fou dans les commerces et musées à regarder avec attention les emballages et je ramasse tout ce qui a visuellement du potentiel. c'est pour ça que j'ai l'air d'une touriste.

acejet70 (graphiste britannique travaillant à belfast) nous présente son voyage à londres pour aller voir l'exposition sur alan fletcher grand designer graphique décédé récemment.

il y a 7 commentaires (voir sa colonne de gauche) illustrés de plusieurs photos sur ce voyage. à voir et à lire.
un graphiste, ça prend des décisions comme
«...Not surprisingly then our first stop was for breakfast. Because we like their branding, we went to Smith's of Smithfield»
ce qui m'a fait sourire.

la belle surprise de la journée

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en faisant le ménage et classement de papier de mon bureau, mon regard a été accroché par 4 taches rouges dans les arbres derrière chez moi.
deux beaux couples de cardinaux tout près de ma fenêtre.
il ne manque que la neige pour que les couleurs soient encore plus vibrantes !

free font manifesto

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suite à une conférence de aTypi : «Typographic Journeys» (Lisbon, 2006) un manifeste est apparu. free font manifesto

d'après Ellen Lupton, le site du manifeste «...provides information and airs ideas about the concept of free fonts. Its annotated appearance reflects my conversations with type designers about the danger and necessity of free fonts.»

mieux organiser et diffuser les fontes fournies gratuitement, question de s'assurer de la qualité de la typographie. une belle idée.
réaliste? ça... je sais pas.

en tous les cas, vous pourrez y télécharger quelques bien belles fontes.

pourquoi si peu de femmes sont dans la catégorie «superstar designers»

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lu ce soir sur design observer ce papier de Michael Bierut. il a été, dernièrement, modérateur pour une conférence (NY) sur les couvertures de livres. il avait 7 questions à poser à ses panellistes, trois hommes : milton glaser, chip kidd et dave eggers.

arrive la question suivante : pourquoi si peu de femmes deviennent des «vedettes du design». un silence dans la salle, un commentaire mal placé par un panelliste et un commentaire de glaser.

«...[Glaser said] that the reason there are so few female rock star graphic designers is that “women get pregnant, have children, go home and take care of their children. And those essential years that men are building their careers and becoming visible are basically denied to women who choose to be at home.” He continued: "Unless something very dramatic happens to the nature of the human experience then it’s never going to change." About day care and nannies, he said, "None of them are good solutions.»

on passe à un autre appel ?

pourtant, le sujet vaut la peine d'en discuter, surtout quand on sait que plusieurs excellentes designers oeuvrent dans le milieu de l'édition (pour ne nommer que ce secteur).

mais pourquoi la célébrité semble passer au dessus des femmes en design ? à montréal, combien de femmes designers ont été panellistes aux conférences organisées par infopresse ?

selon bierut : «"Superstar" designers — and that's what we're talking about; read the question again — aren't just good designers. They're celebrity designers. And celebrity is a very specific commodity. It certainly helps to be good at what you do to be a celebrity designer (although celebrities in other fields don't always seem to have this requirement). But that's only a start. You also need to develop a vivid personality, an appetite for attention, and a knack for self-promotion. Accept every speaking engagement. Cough up a memorable mot juste for every interviewer. Make sure they spell your name right every time. This is time consuming work, particularly on top of your regular job, which presumably consists of doing good graphic design. Naturally, if you choose this route, it helps to be free of the distractions of ten to twenty years of caring for children, to say the least. In many ways, Milton Glaser's observations were shocking only in their obviousness.»

sans parler que selon une étude sur les salaires qui datent de 2004, les femmes sont toujours payées à 75 % du salaire d'un homme. bonjour l'équité !

une suite de plus de 100 commentaires s'est ajouté. il doit bien y avoir quelque chose à discuter... et il y a en pour tous les goûts.

chantier 6 est en ligne

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pour ceux et celles que le projet intéresse, chantier 6 est maintenant en ligne.

ce numéro est composé de photocopies de dessins encyclopédiques et de photos diverses. j'ai ensuite appliqué de la gouache avec des plaques de styromousse et un pinceau. j'ai finalement ajouté quelques mots dessinés.

toujours aussi stimulant à faire.