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je suis passée à pixelfed.social

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vous le savez, être sur instagram n'allait pas avec mes valeurs. après maintes recherches, discussions, je suis maintenant sur pixelfed.social une plateforme canadienne, sans pub.

 

suite à une discussion avec caroline à la fin d'imazines, j'ai mieux compris la plateforme et elle m'a convaincu d'essayer. elle avait elle-même fait le saut. c'est drôle parce que j'ai vraiment l'impression d'être au tout début de quelque chose. 

 

comme il n'y a  pas d'algorithme, il est un peu plus long de faire des découvertes. j'utilise les # pour trouver des artistes.

 

il y a plusieurs serveurs pixelfed. pour faire une histoire courte, j'ai ouvert un compte sur pixelfed.social, le plus large des serveurs. un fois votre compte ouvert, c'est comme instagram. 

 

mon compte est ici. c'est maintenant à cet endroit que je publierai mes collages et autres recherches et créations. je conserve mon compte sur instagram, mais je n'y ajouterai plus rien ou presque.

 

si vous voulez en savoir plus, et ici pour vous ouvrir un compte.

ne plus nourrir la bête

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quelle est votre impression des réseaux sociaux et de leurs propriétaires en ce moment?

 

je dois avouer que j'y réfléchis beaucoup. je ne suis pas d'accord avec leurs agissements, idées véhiculées, mais on a les deux pieds pris dedans. je cherche des plateformes en lien avec mes valeurs. quand on est artiste et qu'on y partage nos créations, les échanges sont souvent stimulants, mais maintenant qu'on sait que l'intelligence artificielle va jouer avec, on aime moins.

 

dans cet article sur creative boom on partage cette inquiétude.

 

on y parle depuis longtemps de la mort des réseaux sociaux. toutes les fondatrices et fondateurs d'instagram ont quitté le navire il y a de cela très longtemps, parce que justement, la plateforme ne respecte pas son but d'origine, le partage sur un ton sympathique.

 

la tendance est de revenir à un site personnel sur lequel on a tout le contrôle. oui, mais...

 

je ne peux que vous partager ce que je fais en ce moment, une étape à la fois. j'ai enlevé toutes mes créations sur ma page instagram depuis qu'on y a introduit l'intelligence artificielle récemment. ma communauté d'artistes et de gens que j'aime et que je commence à connaître est là. les sites de substitution existent peut-être, mais la communauté n'y est pas. je n'ai rien fermé pour l'instant. j'écoute où le vent va aller... 

 

facebook? lectrices et lecteurs de mon blogue, c'est de là que vous venez en majorité. quand j'ai commencé ce blogue en 2005 (20 ans!), il n'y avait pas d'instagram ni de facebook et ça allait. mais de nos jours, penseriez-vous à venir faire un tour sur mon blogue si je ne suis pas sur ces plateformes?

 

le monde change, à tous les niveaux! (photo Pramod Tiwari)

clins d'œil du jour

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saviez-vous qu'on découvre toujours de nouvelles espèces, même dans le végétal? le centre du Kew garden en angleterre en parle justement ici. on y raconte qu'en 2024, on a découvert 149 nouvelles plantes. voici le 10 plus intéressantes selon un panel d'expert∙e∙s. les photos ne sont pas extraordinaires mais ça reste une nouvelle positive et ça fait du bien.

 

il me semble que j'avais déjà parlé de Sam Boughton ici, mais je ne trouve rien. en tous les cas, regardez-la dessiner/peindre sur le terrain, il vente, il fait froid et elle remplit magnifiquement son carnet. c'est très inspirant. par contre, je me demande comment elle s'en sort pour l'étape du séchage...

quelques lectures du temps des fêtes

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je reprends pour quelques semaines ma chronique livres du mercredi. 

 

j'ai lu pendant mes vacances des fêtes le livre «Méfiez-vous des femmes qui marchent» d'Annabel Abbs. c'est une livre sur la randonnée, la marche, mais en lien avec quelques artistes femmes que nous connaissons. dans tous les cas, j'ignorais que ces artistes avaient la randonnée comme, non pas activité physique, mais plutôt comme style de vie.

 

à travers quelques chapitres, l'autrice a parcouru, en pèlerinage, certains sentiers indiqués dans les écrits de ces femmes. on parle ici de Simone de Beauvoir, Georgia O'Keeffe, Daphné du Maurier et d'autres artistes qu'on a malheureusement un peu oublié.

 

elle a marché sur ces sentiers pendant 3 ans. c'est vraiment très très intéressant, car son propos dépasse largement le fait de marcher. on y parle du lien entre la randonnée et l'art, de l'indépendance de ces femmes à parcourir tous ces endroits alors qu'une femme qui marche seule est vraiment louche pour tout le monde. une très éclairante lecture.

 

ensuite, j'ai lu l'essai graphique «Seek you» (livre en français), ça aussi très intéressant. l'autrice Kristen Radtke nous parle de différents points de vue sur la solitude de nos vies d'aujourd'hui. elle en détaille plusieurs et fait aussi le parallèle avec son expérience personnelle. c'est vraiment touchant et on y apprend beaucoup de choses. excellente lecture sur un problème de société important.



 

on commence 2025 par...

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je commence l'année avec deux clins d'œil. d'abord les créations de David Stark. une boite qui crée des environnements/ambiances pour des événements. j'ai beaucoup aimé l'ingéniosité des installations et de leur thème, observez bien les photos... faites le tour, plusieurs belles idées.


ce billet m'a fait sourire. après les croque-livres (petite boite de partage de livres installée ici et là), on échange ici des tasses. ce concept me parle vraiment beaucoup, moi qui aime tant cet objet, j'en possède un grand nombre pour toutes les occasions. une tasse résiste à l'eau, à la chaleur, au froid. donc un croque-tasses peut servir à l'année!

s'habiller de papier

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j'étais tombée sur l'artiste/ingénieur de papier Darryl Bedford avec ses photos de vêtements au pliage ahurissant. faites le tour de sa page. il ne semble pas travailler cette matière de la même façon que moi en tous les cas. on y voit des structures de papier qui gondolent, se plient et se déplient avec élégance. fascinant.


pour ensuite découvrir l'événement australien «paper on skin», biennale du vêtement en papier. malheureusement, le site présente peu d'images, alors je vous envoie sur leur page instagram pour parcourir les propositions de cette année. plusieurs photos et quelques plans rapprochés pour apprécier les détails, les matières et la façon de travailler le tout. parfois, c'est en tressant le papier pour en faire autre chose ou plus. évidemment beaucoup d'imagination là-dedans. inspirant!

écrire sa démarche... et se guérir en poésie?

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quand on est artiste et qu'on aimerait exposer quelque part, une des premières choses qu'on demande est de fournir notre démarche. et là... on se dit «ah oui, la fameuse démarche...». 


dans cette liste de 5 étapes, proposée par la New York Foundation for the Arts, vous y arriverez sans doute. si j'ai une suggestion à vous faire, répondez une phrase par étape. le lendemain, vous pourrez y ajouter autre chose et ainsi de suite jusqu'à avoir un texte qui vous ressemble. il faut se donner du temps. ça ne se rédige pas en 15 minutes.

 

la question la plus difficile reste pourquoi on fait ce que l'on fait. mais quand on y réfléchit bien, pourquoi fait on surtout des bouquets de fleurs ou de l'abstraction avec des grandes plaques de couleurs? il y a une raison à cela et c'est très éclairant comme artiste de trouver les réponses pour la suite. un exercice que j'ai aimé faire.

 

une belle idée ici. si dans nos pharmacies, on trouvait une section de poésie comme médication pour nos divers petits et grands problèmes. c'est ce qu'on trouve dans cette «Poetry Pharmacy» de londres. poémes en capsule, en bouteille selon ce que vous avez à soulager.

un herbier «moderne»?

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je clique ici et là et j'arrive à ce livre qui semble magnifique et bien intéressant.

 

l'ouvrage «Herbaria» de Domitilla Dardi présente l'herbier avec un angle tout particulier. 

 

«Les herbiers et les fleurs rassemblés et racontés ici sont le fruit de la vision d’artistes, de scientifiques, d’architectes, d’hommes de lettres, de graphistes et d’illustrateurs et s’étendent du Moyen Âge à nos jours ; parce que le désir d’ordonner la nature et de la lire avec ses propres yeux est l’un des instincts les plus puissants et les plus répandus dans l’histoire de l’humanité.»

 

le sous-titre du livre est: plantes, herbiers modernes et florilèges. intriguant, non?

 

l'autrice est historienne de l’art, docteur en architecture. Spécialiste en histoire du design et histoire de l’art contemporain. c'est justement ce mélange tout personnel qui est intéressant: le végétal, le design et l'histoire.


on peut voir plus de 50 pages du livre ici. seulement voir les quelques images parmi les sections est intéressant. on réalise que la présentation dans les herbiers est vaste. parfois, la représentation est très imagée et/ou avec les spécimens séchés mais existe aussi une façon de faire beaucoup plus éclatée. à voir.

deux clins d'œil

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dans ce temps d'intelligence artificielle, je me demande souvent si ce que je regarde est vrai. est-ce que cet agencement d'arbres est «naturel»? est-ce que ce portrait est celui d'une vraie personne? le débat est large. aujourd'hui du vrai et du moins vrai...


le photographe viennois Stefan Draschan est un homme patient. l'artiste fait de l'observation dans les musées pour saisir l'instant magique. je vous envoie aujourd'hui vers une série de photos qui présente une sorte d'association entre la personne qui regarde et ce qu'elle regarde justement. mais faites le tour, il a fait aussi les gens et le bâtiment, etc. son site est ici.


comment résister à ces niceaunties, qui «performent» dans cette vidéo tout en intelligence artificielle et en intelligence tout court. l'artiste derrière cette idée est de singapour. c'est brillant, souriant et très très bien fait. il s'agit d'un projet artistique et numérique à propos de l'âge, la beauté, la liberté et la rigolade. le site internet ici.

je vois quelque chose...

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ce matin, une illusion d'optique. vous savez quand on se promène et qu'on «voit» un visage sur l'écorce d'un arbre, qu'on devine un bateau dans la forme d'un nuage, etc? cherchez «paréidolie» sur google image.

 

«Une paréidolie est le processus qui survient, sous l'effet de stimuli visuels ou auditifs, et qui porte à reconnaître une forme familière dans un paysage, un nuage, de la fumée, une tache d'encre, etc.»

 

bien que je ne cherche pas à en trouver en général, j'en ai trouvé plusieurs dans la même journée en me promenant à venise en avril dernier.


l'autre lien est un peu vers la même chose, mais cette fois-ci l'artiste Morgane Vantorre trouve des lettres dans ce qu'elle observe. une passionnée de typographie. il faut voir son carnet ici, c'est magnifique. je partage tout à fait son amour des lettres.

des projets stimulants

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deux idées qui font du bien.


l'historienne de l'art Anitha N Reddy travaille sur le projet Mosaics of Cloth: Finding Meaning in Material. ce projet particulier se concentre à développer auprès des femmes siddi la revitalisation du travail des courtepointes ou couvertures. j'adore la brillante utilisation de la couleur avec des tissus souvent sans motif et le jeu des formes qui est extraordinaire. je souligne aussi l'importance de ce projet pour son aspect culturel.

 

aussi, l'artiste Jeppe K. Ringsted de copenhague, utilise une technique proche du suminagashi pour faire un «portrait» de l'eau à différents endroits dans le monde. fascinant. il utilise de l'encre noir non-toxique et utilise souvent de l'eau stagnante où il est. ce qui est particulièrement intéressant est de le voir dans l'action, car il se filme souvent pendant son travail. l'art est partout!

un livre... incontournable

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je recommence ma chronique livre. mais le premier livre sera un peu différent. ce n'est pas un livre sur la créativité, c'est plutôt un angle féministe des villes que nous habitons. si vous aimez les villes, l'urbanisme et voulez découvrir, c'est pour vous.

 

je dois avouer que j'ai commencé le livre «ville féministe» de Leslie Kern il y a quelques semaines. c'est un point de vue de femme sur le vivre en ville.

 

dès les premières pages, j'ai été accrochée. l'autrice fait le tour d'horizon, elle parle de transport en commun, de vie de quartier, de manger seule au restaurant ou faire du jogging. tout y passe. passionnant à lire, elle mélange sa propre expérience, ses lectures sur le sujet et l'aspect historique du développement des villes en lien avec la vie des femmes. le sous-titre du livre est «notes de terrain» et c'est tout à fait cela.

 

c'est tellement passionnant que j'en lis quelques pages chaque jour pour ne rien perdre. le livre fait environ 200 pages et je le suggère à tout le monde . vous ne verrai plus la ville de la même manière, promis. c'est brillant, un incontournable.

aujourd'hui, un peu de vert

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sur designboom cette semaine, deux sujets «verts» ont attiré mon attention et m'ont fait sourire.

 

d'abord Christophe Guinet, jardinier de bonsaï qui fait pousser ses minis-arbres à travers les souliers de courses nike. l'idée ici est que la nature se réapproprie un objet créé par l'homme. sur le lien, vous trouverez d'autres projets connexes comme «sneakerium» and «just grow it». avec les bonsaïs, il faut avoir du temps...

 

ensuite encadrer la nature. l'idée n'est pas nouvelle, mais ici, elle prend une autre forme. l'artiste Fabian Knecht a construit un «cube» dans une forêt ancienne. ce projet autrichien est bâti autour d'un arbre et d'un rocher. quand on entre dans le cube, on peut admirer de très près une section de la forêt. une belle façon de faire ressortir et de porter attention sur la nature. il a exploré d'autres projets similaires. les liens sont dans l'article.

jouer avec la fibre!

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je vous envoie découvrir les vêtements de l'artiste Ogawa Tomoko qui travaille à la machine à coudre. il se sert de la couture comme d'un crayon. je suis tombée en amour avec son travail. qu'il s'agisse de veste, de pantalon ou de sac, tout est magnifique... et japonais.

 

Sagarika Sundaram est une artiste qui vit à new york. elle dit sur son travail: «...creates sculpture, relief works, and installation using raw natural fiber and dyes»

 

c'est toute son approche qui est ici intéressante. les harmonies de couleurs souvent très franches, le mélange des textures et les superpositions crée une profondeur, une densité et un univers pour chaque pièce dont le format semble très grand en réalité. voir aussi sa page instagram.

clins d'œil d'un mercredi

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il y a parfois des choses... qui me font sourire. 

 

la skychologie est le nom qu'on donne à l'observation du ciel dans un but thérapeutique. j'avoue que le nom n'est pas particulièrement apaisant à lire... mais afin de maintenir notre air de vacances, voici une petite activité pas trop compliquée et entièrement gratuite. vous pouvez lire sur le sujet sur le lien plus haut. 

 

«... prendre un instant pour regarder le ciel, c’est instantanément apaisant et relaxant. De ce fait, la skychologie a un effet positif sur nos émotions, notre stress et permet donc de s’apaiser tout en éloignant les mauvaises pensées. L’esprit et le corps se mettent en parfaite harmonie.»

 

une autre belle idée qui fait du bien. Charlotte, une jeune femme britannique, donne une deuxième vie à des peluches abandonnées. ayant travaillé dans une boutique de «seconde main», elle a réalisé que les peluches étaient pratiquement toujours mises au rebut. elle les a récupérées et leur donne une seconde vie via son site «loved before» pour qu'elles soient adoptées de nouveau.

histoires de livres...

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je lis toute l'année, pourtant, on trouve partout en cette saison des chroniques sur les lectures d'été. je vous en propose deux qui parlent de... livre.

 

le premier, «L'infini dans un roseau : l'invention des livres dans l'antiquité» d'porte sur l'histoire du livre. un bouquin qui se lit comme un roman. l'autrice nous raconte l'histoire du livre en ajoutant des comparaisons, des anecdotes, des recherches, nous permet des reculs dans le temps, etc. c'est absolument fascinant. le livre est présenté en deux grandes sections: la grèce imagine l'avenir et les chemins de rome.


le deuxième n'est pas encore lu, je ne peux donc pas vous en parler. «La collectionneuse de mots oubliés» de Pip Williams porte sur le dictionnaire d'oxford sur lequel son père travaille et où elle récupère... des mots oubliés. juste ça, j'ai eu le goût de le lire. j'ai vu qu'elle sortira en novembre prochain «La Relieuse d'Oxford» que je vais sûrement mettre sur ma liste d'achats.

s'habiller en arbre et faire bouger du papier

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une vieille tradition du village de Satriana di Lucania au sud de l'italie a refait surface récemment. à l'événement de cette année, 131 hommes sont allés dans la forêt et en sont ressortis habillés en arbre d'une manière qui les rend méconnaissables.

 

«Every February, on the weekend before Fat Tuesday (Mardi Gras), 131 men go into the forest. When they emerge, they are dressed from head to toe in branches of ivy. Almost unrecognizable, besides their arms and feet, they become a procession of moving trees.»

 

cette histoire a attiré les deux photographes, Federico Borella & Michela Balboni, qui ont voulu documenter la chose. ils ont été surpris du jeune âge des participants. vous pouvez lire toute l'histoire ici. fascinant.


si vous aimez le papier, vous allez adorer le travail de Julia Yus, ingénieure du papier de madrid. j'ai bien aimé son travail, les illustrations sont belles par leur simplicité. les mouvements pop-up qu'elle utilise souvent à l'intérieur de cartes sont tout à fait pertinents. c'est charmant et souriant.

des petits films inspirants

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je vous présente d'abord une chorégraphie brillamment filmée et bien sûr, dansée. il s'agit du travail de Sergio Reis. je vous envoie regarder la pièce «Somebody That I Used To Know» par la troupe cdkcompany. l'artiste semble créer beaucoup pour les vidéos et la pub. mais cette pièce est différente. j'ai vraiment beaucoup aimé l'approche très graphique utilisée par Mark Verhees ainsi que le choix de la salle.


l'autre artiste est cinéaste. Joshua Charow a tourné des portraits d'une génération d'artistes vivants à soho à new york. la particularité de sa recherche est que ces artistes se sont installé dans ces anciennes petites usines du quartier qui se vidaient peu à peu. les artistes ont récupéré ces espaces souvent non chauffés, qui n'étaient pas fait pour y vivre et en ont fait leur lieu de création (et de vie). on peut visionner les petites capsules ici. on peut aussi visiter sa page instagram ici. il est fascinant de voir ces immenses ateliers.

venise, c'est aussi la mise en espace

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je vous disais que je vous reviendrais sur ma visite de la biennale de venise.

 

dans une des «salles» de l'arsenal, le commissaire présentait un large éventail d'artistes italiens ayant immigré au brésil. apparemment la plus grosse communauté italienne hors de l'italie.

 

dans cette belle installation de tableaux et de sculptures, toute époque confondue, on était agréablement surpris du système d'accrochage. les œuvres semblaient suspendues sur une épaisse plaque de verre qui nous donnait la possibilité de voir l'arrière du tableau et de faire, parfois, des découvertes.


en suivant les sites autour de l'événement, j'ai appris qu'il s'agissait d'une structure créée par l'architecte Lina Bo Bardi qui était, elle aussi, brésilienne /italienne. son design est apparu pour la première fois en 1968. une fois disparus des salles d'exposition, ces «chevalets» ont été rachetés par le Musée d'Art de Sao Paulo Assis Chateaubriand, alors qu'Adriano Pedrosa, commissaire à la biennale, était directeur artistique du musée (il l'est toujours).

 

l'effet suspendu, le mélange du verre, du béton et du bois donne à l'ensemble un premier coup d'œil saisissant.

tirez sur le fil rouge

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il y a parfois des sujets ou façons de faire qui semblent être dans l'air du temps... ou dans l'air des algorithmes...? bref, il y a beaucoup de fil rouge en ce moment.

 

il y a d'abord l'artiste Gisoo Kim, artiste coréenne qui vit en allemagne. on retrouve des fils rouges enrobant une image, une structure, un collage. beaucoup à voir et à découvrir chez cette artiste. elle travaille aussi bien la 2 que la 3 dimensions. inspirant. voyez aussi son site internet ici.

 

ensuite, Monika Loster, basé à amsterdam. elle travaille le feutre, fait du papier, imprime, tisse et brode sur ses œuvres. c'est très large et son travail aussi est très inspirant.


mais il y a aussi Rima Day qui fait du livre d'artiste et plusieurs créations de tout genre avec du fil rouge. allez jeter un œil sur sa page instagram. et finalement Chiharu Shiota qui en fait des installations assez imposantes et d'une complexité étonnante.