abécédaire de catherine saks

dimanche, février 18, 2007
à lire, cette entrevue avec catherine zask, graphiste française, sur son métier, sa relation avec les clients, sa responsabilité sociale, etc.


l'entrevue, présentée sous forme d'abécédaire, est accompagnée de plusieurs images de ses projets de recherche personnelle et de projets réels à saveur avant tout typographique. ce qui est plutôt rare.
les explications sous chacune des images sont très éclairantes.

j'ai déjà parlé brièvement de cette graphiste en juillet 2005.

les aspects que j'ai bien aimés :

«L'utilisation des restes est un aspect de mon travail qui deviendra récurrent.»

«Derrière chaque bon projet, il y a un client avec qui le dialogue a été possible.»

Commentaires
"En phase d'élaboration, je ne recherche pas les commentaires. Je montre rarement les projets en cours, et si je le fais, c'est plutôt à des amis, pas forcément graphistes. À ce stade, il faut être vigilant, faire le tri entre les commentaires qui sont une projection de celui qui s'exprime, et ceux qui sont constructifs : le dialogue devient alors un outil pour consolider des pistes, valider des intuitions. Lors de la présentation d'un projet au client, les commentaires reçus sont essentiels. C'est en s'exprimant sur le projet que les clients se l'approprient. En même temps, leurs commentaires me permettent de mieux connaître les besoins de l'institution qu'ils représentent, et donc éventuellement d'améliorer la réponse que je leur apporte, ou celle que je leur apporterai dans l'avenir de notre collaboration.

Ordinateur
«L'ordinateur m'a apporté du calme, de l'autonomie… et des courbatures. Pas d'idées, directement, mais l'accès direct à la structure des mots, ma matière première. Ce sont toujours les mots qui pour moi font image. C'est lire, dire, écrire, décortiquer, frotter les mots les uns aux autres, frictionner les lettres qui provoque la création visuelle. Qu'est-ce qui se passerait si ce A se jetait sur ce B ? »

Responsabilité sociale
«Un graphiste qui produit de l'illisible, du laid ou du vulgaire, c'est comme un conducteur qui vide son cendrier sur la chaussée. Polluant.»

1 commentaires:

lathelize a dit...

Ca fait plusieurs fois que je viens voir votre site (envoyé par Miss Trop) qui est magnifique et donne envie de foncer vers son carnet pour y expérimenter des trucs et des bidules!

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